Changer de position
Alterner les positions plutôt que rester longtemps dans la même posture peut être plus confortable pour certaines personnes.
Composer avec une maladie chronique demande souvent d’adapter son rythme, son environnement et ses attentes. Il n’existe pas une seule bonne façon de vivre avec le SED : chacun construit progressivement ses propres repères.
Le SED peut affecter de nombreux aspects du quotidien : douleurs, fatigue, stabilité articulaire, sommeil, digestion, concentration ou capacité à réaliser certaines activités.
L’intensité de ces difficultés peut également varier. Une activité possible un jour peut devenir beaucoup plus coûteuse en énergie le lendemain.
L’objectif n’est donc pas de suivre une routine rigide, mais d’apprendre à observer son fonctionnement et à adapter progressivement son organisation.
La fatigue peut être très présente dans les syndromes d’Ehlers-Danlos. Le pacing consiste notamment à organiser les activités et les temps de récupération afin d’éviter les alternances brutales entre suractivité et épuisement.
Comment je me sens aujourd’hui ?
Qu’est-ce qui est réellement important ?
Puis-je diviser cette tâche ?
Prévoir une vraie pause avant l’épuisement.
Lorsqu’une journée est meilleure, il peut être tentant de rattraper tout ce qui n’a pas pu être fait auparavant. Cela peut parfois entraîner une augmentation des symptômes dans les jours suivants.
« J’en profite pour tout faire. »
Beaucoup d’efforts concentrés sur peu de temps.
Fatigue, douleurs ou besoin de récupération plus important.
Les activités deviennent difficiles ou impossibles.
Lorsque cela est possible, arrêter une activité avant d’avoir complètement épuisé ses capacités peut aider à préserver de l’énergie pour la suite de la journée.
Les solutions utiles varient beaucoup d’une personne à l’autre. L’objectif est souvent de diminuer les contraintes mécaniques répétées tout en conservant autant que possible la fonction.
Alterner les positions plutôt que rester longtemps dans la même posture peut être plus confortable pour certaines personnes.
Modifier la hauteur d’un écran, utiliser un support, rapprocher les objets fréquemment utilisés ou réorganiser un espace peut réduire certaines contraintes quotidiennes.
Kinésithérapeutes, ergothérapeutes et autres professionnels peuvent aider à identifier des stratégies adaptées à une situation particulière.
L’activité physique peut faire partie de la prise en charge, notamment pour maintenir la fonction et limiter le déconditionnement. Mais la quantité, le type et la progression doivent être adaptés à la personne.
Une recommandation générale comme « faites plus de sport » n’est pas suffisante lorsque la douleur, l’instabilité ou la fatigue limitent déjà les activités.
Un professionnel connaissant l’hypermobilité peut aider à construire un programme adapté, progressif et réaliste.
Une aide n’est pas forcément un équipement médical : de petites modifications peuvent parfois économiser beaucoup d’énergie.
Placer les objets utiles à portée, utiliser une assise pour certaines tâches ou limiter les déplacements inutiles.
Orthèses, aides à la marche ou autres équipements peuvent parfois participer au maintien de l’autonomie lorsqu’ils sont adaptés aux besoins de la personne.
Répartir une grande tâche sur plusieurs moments ou plusieurs jours plutôt que tout réaliser en une fois.
Accepter de demander de l’aide pour certaines tâches peut permettre de conserver de l’énergie pour d’autres activités importantes.
Des adaptations peuvent parfois permettre de poursuivre une scolarité, des études ou une activité professionnelle dans de meilleures conditions.
Prévoir des pauses ou répartir certaines tâches peut limiter l’accumulation de fatigue.
Siège, bureau, écran ou matériel peuvent parfois être ajustés afin de diminuer les contraintes.
Selon la situation, horaires adaptés, télétravail ou organisation différente des cours peuvent être discutés.
Identifier les tâches particulièrement fatigantes permet de réfléchir aux adaptations prioritaires.
Une stratégie utile pour quelqu’un d’autre ne sera pas forcément la meilleure pour vous.
Certaines tâches peuvent être raccourcies, réorganisées, fractionnées ou déléguées.
Gérer son énergie ne sert pas uniquement aux obligations : garder de la place pour les activités importantes ou agréables fait aussi partie de l’équilibre.
Cette page propose des repères généraux. La prise en charge doit rester individualisée.
Cette page ne remplace pas un avis médical ni un accompagnement individualisé. Une activité, une orthèse, une aide technique ou un aménagement doit être adapté à votre situation lorsqu’un avis professionnel est nécessaire.
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La maladie ne devrait pas isoler
Une maladie chronique peut rendre certaines sorties ou activités plus difficiles et conduire progressivement à réduire les contacts avec les autres.
Adapter une activité peut parfois être plus réaliste que l’annuler : réduire sa durée, prévoir un endroit où s’asseoir, choisir un horaire plus adapté ou simplement prévenir qu’un départ anticipé reste possible.
Échanger avec d’autres personnes qui connaissent des difficultés similaires peut également aider à rompre l’isolement.