Faire moins ne signifie pas ne rien faire
Certaines tâches ordinaires peuvent demander beaucoup plus d’énergie lorsqu’une personne vit avec des douleurs, une fatigue importante ou plusieurs symptômes associés.
Lorsqu’un proche vit avec un SED, une gastroparésie ou les conséquences de ces maladies, il n’est pas toujours facile de comprendre ce qui se passe ou de savoir comment aider.
Une maladie chronique peut modifier une grande partie du quotidien sans que cela soit toujours visible de l’extérieur.
Le proche peut alors se retrouver face à des symptômes difficiles à comprendre, à des rendez-vous médicaux, à des traitements ou à des périodes où les capacités de la personne changent beaucoup.
Il n’est pas nécessaire de connaître chaque détail médical pour être un soutien. Écouter, croire ce qui est exprimé et demander comment aider peuvent déjà faire une grande différence.
Avec des maladies chroniques, les capacités peuvent varier. Une personne peut réussir quelque chose un jour et ne pas pouvoir le faire le lendemain, sans que cela signifie qu’elle exagère ou qu’elle ne fait pas d’effort.
Certaines tâches ordinaires peuvent demander beaucoup plus d’énergie lorsqu’une personne vit avec des douleurs, une fatigue importante ou plusieurs symptômes associés.
Une personne peut parler normalement, sourire ou participer à une activité tout en ressentant une douleur importante.
Une capacité retrouvée ponctuellement ne signifie pas nécessairement qu’elle est disponible tous les jours ou pendant la même durée.
Le syndrome d’Ehlers-Danlos regroupe plusieurs situations différentes. Selon la personne et le type de SED, les manifestations peuvent notamment toucher les articulations, les tissus, la douleur, la fatigue ou différents systèmes de l’organisme.
Les besoins d’aide ne sont donc pas identiques pour tout le monde.
Une personne peut avoir besoin d’aide pour certaines tâches tout en souhaitant conserver autant que possible son autonomie pour d’autres.
Comprendre le SED →La gastroparésie peut provoquer des nausées, des vomissements, une sensation de satiété rapide, une plénitude après les repas, des douleurs ou des ballonnements.
L’alimentation peut alors devenir une source d’angoisse, de fatigue ou de difficultés très concrètes.
Une personne qui mange peu ou différemment ne le fait pas nécessairement par manque de volonté. Les adaptations alimentaires peuvent répondre à une tolérance réellement limitée.
Comprendre la gastroparésie →Il n’existe pas une seule bonne manière d’accompagner une personne malade. Le plus utile est souvent de partir de ses besoins réels plutôt que de supposer ce qu’elle souhaite.
Laisser la personne raconter ce qu’elle vit sans chercher immédiatement une solution ou une explication.
« De quoi as-tu besoin aujourd’hui ? » peut être plus utile que de décider à sa place.
Les tâches domestiques, les déplacements ou les sorties peuvent parfois être aménagés selon l’état du jour.
Si la personne le souhaite, être présent peut aider à retenir les informations, poser des questions ou simplement apporter un soutien.
Éviter les remarques culpabilisantes autour des quantités, des repas ou du poids. La tolérance alimentaire peut être réellement limitée.
Prévoir une possibilité d’annuler, de se reposer ou de modifier un programme peut enlever une pression importante.
La fatigue, l’inquiétude ou l’impuissance peuvent conduire à chercher rapidement une solution. Pourtant, certaines remarques peuvent involontairement minimiser ce que vit la personne.
L’apparence extérieure ne permet pas de mesurer l’intensité des symptômes ou de la fatigue.
Les limitations liées à une maladie chronique ne sont pas nécessairement liées à un manque de volonté.
Une question ouverte laisse à la personne la possibilité d’exprimer elle-même ses besoins.
Une aggravation des symptômes, un nouveau traitement, une hospitalisation ou une période de grande fatigue peuvent temporairement modifier les besoins de la personne.
Dans ces moments-là, les tâches ordinaires peuvent devenir beaucoup plus difficiles et la personne peut avoir moins d’énergie pour expliquer ce dont elle a besoin.
Proposer une aide concrète — préparer un repas adapté, faire une course, accompagner à un rendez-vous ou simplement rester disponible — peut être plus utile qu’une longue liste de conseils.
Accompagner une personne malade peut être éprouvant. Il est possible de ressentir de l’inquiétude, de la fatigue, de la frustration, de la culpabilité ou parfois de l’impuissance.
Un proche n’a pas vocation à devenir médecin, infirmier ou thérapeute. Il peut soutenir sans porter seul toute la situation.
Garder du temps pour soi, demander de l’aide et poser certaines limites peuvent permettre de rester présent sur la durée.
Si la situation devient trop lourde, en parler à un professionnel ou chercher un soutien extérieur peut également être une manière de prendre soin de soi.
Si la personne souhaite être accompagnée, un proche peut aider à noter les informations importantes, rappeler une question ou simplement être présent.
Le rendez-vous reste cependant celui de la personne concernée : son accord, ses choix et sa parole doivent rester au centre.
Préparer un rendez-vous →Des repères pour mieux comprendre le SED, la gastroparésie et les difficultés invisibles, et accompagner un proche.